«Même pas mal », entend-on dès les premiers mètres de la sympathique montée de la rue Boyer. A peine 2 km dans les jambes et voilà la première difficulté, à plus de 20 %, pour les 219 participants de la désormais fameuse bi-côte, partis à 15 heures. Si les plus aguerris filent, visages insensibles, à l'arrière, la souffrance est déjà là. Les mains sur les cuisses, on grimpe au ralenti cette première difficulté. Ca grimace souvent, ça plaisante parfois sous les yeux de spectateurs enthousiastes. Voilà toute le force de la bi-côte qui a le chic de réunir sportifs d'excellent niveau et coureurs du dimanche, des licenciés en club ou des membres d'une même famille. Quelques riverains aussi. Dès 14 heures, le stade Alexandre Morin vivait au rythme de la course à pied. Cela avait commencé avec les plus petits, les moins de 10 ans, qui effectuaient un peu plus d'un tour de piste suivis du regard par leur parents. A ce petit jeu, Maxime Berger, maillot de l'OL sur le dos, est le plus fort. Et Margaux Philibert, s'impose chez les filles. S'ensuivit le départ commun de la course baptisée « Pour les Uns », une boucle de 1,7 km pour les 10-13 ans ; ainsi que de la course « Pour les Autres », 3,2 km pour les participants nés avant 1992. Parole donc à la jeunesse avant le plat de résistance.
Des terrains variés
Après la sympathique suscitée montée de la rue Boyer, les coureurs se sont offert un passage cross-country dans le parc de la Garde avant de fouler une ancienne voie ferrée transformée en voie verte. Clémence des organisateurs : un petit tour au stade, un ravitaillement et des applaudissements avant d'aborder la seconde grosse difficulté du parcours, la montée vertigineuse de la rue de la Garenne. 24 % pour des jambes déjà lourdes. Hicham Ait Gaouzguit la gravit aisément, suivi bientôt de Patricia Marechet. Ces deux là s'en vont remporter la course. Mais derrière, encore une fois, la musique est différente. Un tel mur au 8e kilomètre, les organismes souffrent. Ca monte à pied, les mains sur des cuisses en coton. « Faut courir ! » crient les enfants en haut de la côte. Certains rigolent, d'autres le prennent au pied de la lettre et offrent aux bambins un dernier sprint avant de rejoindre la stade, terre promise pour s'offrir une bonne douche et se réhydrater. Le plaisir est total pour les 401 coureurs de Ménival. 401 ? Mieux que l'année précédente, comme à chaque fois, ce qui fera dire à Thierry Braillard, adjoint aux sports de la Ville de Lyon : « C'est lancé ! » Et rien ne pourra l'arrêter.Jean-Philippe Cavaillez
La pente, titillant souvent les 20%, fait grimacer la plupart des concurrents
Hicham Ait Gaourzguit remporte la course en 34 minutes et 55 secondes
On grimace, on se tient les cuisses: la bi-côte tient ses promessesEn Bref
Thierry Braillard présent mais pas téméraire
Venu en voisin, l'adjoint aux sports à la mairie de Lyon ne pouvait rater cet événement. Présent en haut de la plus belle difficulté, la montée de la rue de la Garenne, il put apprécier les efforts des 219 participants avant de remettre, en compagnie de la maire du 5e, Alexandrine Pesson, les récompenses. Mais pourquoi ne l'a t-on pas retrouvé en short ? « Je me suis déjà fait avoir une fois avec le semi-marathon. Mais là non, c'est bon, j'ai compris ». Pas fou.
Lanternes rouges
Puisqu'il en faut une, ils ont fini à deux. Exténués, Martin et Marine Garbit marchaient déjà dès les premiers mètres de la montée de la rue du Boyer. Loins, très loins d'Hicham Ait Gaouzguit, ils ont fini en 1 heure 12 minutes et 20 secondes. Le double de son chrono, certes, mais ils l'ont fait.Patricia Marechet encore et toujours
Pour la quatrième fois en quatre éditions, Patricia Marechet, de l'Entente Grand Lyon, enlève le trophée de meilleure féminine. Un succès de plus pour cette remarquable athlète qui a déjà, cette année, enlevé le marathon de Lyon, la Lyonnaise, et qui a fini meilleure française au Tour du Parc. Remarquable !
Landau course et cani course
Pour clore la journée, les organisateurs proposaient deux courses originales. Tout d'abord, la landau course avec chacun son bolide pour un tour et demi de stade. Les filles avec une poussette et les garçons, bricoleurs, avec quelque engin mécanique construit et décor pour l'occasion. Pour finir, même les amis à quatre pattes ont participé à l'occasion de la cani-course. Un chien, une laisse et un maître pour le dernier tour de piste.Une histoire de famille
Familiale, cette journée. Le vainqueur de la course « Pour les Uns » (1,7 km), Antoine Valentin, 12 ans et fondu de handball, passe la ligne en compagnie de son frère Thomas, qui participait au même moment à la course « Pour les Autres » (3,2 km, 17e). Et à l'arrivée, il retrouve sa soeur Margaux, 3e et première fille de la mini-course de 500 mètres. Seuls les parents n'ont pas voulu se lancer dans la bi-côte.
140 bénévoles
Pas moins de 140 bénévoles, riverains, membres de la MJC de Ménival ou simplement amis des organisateurs, ont oeuvré au cours de cette belle journée. Balisant le parcours, redirigeant des automobilistes parfois retors, encourageant les participants, ils ont contribué à la réussite de cette édition 2005 de la bi-côte.
Derniers mais ils l'ont fait: Marine et Martin Garbit ont bouclé les 10,2 km en 1 heure 12 minutes et 20 secondes
Antoine a remporté la course "Pour les Uns" et Margaux est arrivée première fille de la mini-course
Pour clore la journée, les organisateurs proposaient deux courses originales: la landau-course et la cani-coursePhotos Jean-Philippe Cavaillez
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